2 Comments

  1. Merci Marie, pour ce commentaire.
    C’est drôle, on dirait que mon article t’a inspirée, comme si des mots ou des phrases avaient fait résonner quelque-chose chez toi, t’avaient parlé 😉
    Finalement, quelle plus belle manière d’illustrer mon propos sur la résonance dans l’écoute que de se laisser résonner ?…

  2. Marie Bouvret

    Je suis moi même en formation à l’IFRDP en 2ème année de 2ème cycle; je le précise pour ceux que je ne connais pas. Florent j’ai eu la chance de croiser ton chemin, ton parcours. Que dire de cet écrit, oui il a demandé du travail, je n’en doute pas mais tout de même le travail ne suffit pas! En cela, je veux dire que même si je bosse à fond je n’arriverai pas à cette qualité de texte. Quand je le lis il est simple, vivant et très précis.
    Et pour revenir au contenu, à ce que j’ai compris des mots; je suis attachée à la rencontre avec soi même. Pour ma part, je me suis utilisée durant ma 1ère année de 2ème cycle un peu comme on utilise un rat de laboratoire pour essayer la pratique centrée sur la personne, sur ma personne. Et j’ai travaillé dur, je suis tenace! Et puisque j’ai pour projet de m’installer un jour comme psycho-praticienne, il m’a fallu m’accrocher. En effet, il était inconcevable pour moi de ne pas m’être mise à nu devant moi et ceci même si je suis convaincue que je ne me connaitrai jamais tout à fait et heureusement! Mais j’aurai mis à jour de grosses, d’énormes pierres pour moi.
    Comment écouter l’autre sans avoir identifié mon histoire puisque je suis mon histoire. Cette identification permet pour moi d’être plus authentique. Et si une phrase ou une attitude peut réveiller des joies, des douleurs … enfouies, il me sera plus facile de les ranger de côté lors de l’écoute. Il est important que mon histoire n’interfère pas dans les entretiens avec le client , je ne veux pas porter de jugement ou me fermer lors de propos rapportés par un client. C’était le risque pour moi si je ne grattais pas dans ma vie. Et je me rends compte en écrivant ces quelques lignes que durant cette rencontre avec moi j’ai fait preuve d’empathie envers moi même. Mais pour avoir abattu mon mur de Berlin lors de la dernière cession de mars je pense que mon travail sur moi ne m’empêchait pas d’être empathique avec à l’autre. Pour cause j’ai des années d’entrainement puisqu’il m’a fallut pendant de nombreuses années être empathique avec ma propre mère pour comprendre si elle avait soif, faim ou envie que je m’occupe d’elle. Mais tout cette empathie que j’avais envers elle était au dépend de ma propre empathie envers moi. Je me suis totalement oubliée au point de ne pas pouvoir reconnaitre chez moi la colère, la douleur, le plaisir du cadeau reçu …. Je finirai en disant qu’il est doux d’être aux côtés de l’autre même si parfois la route n’est pas un long fleuve tranquille.

    Marie Bouvret

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